Posté par P&A le 10 novembre 2009
Utilisation de la carte bancaire via un lecteur physique (paiement dans un magasin, automate de station service, retrait d’argent auprès d’un distributeur)
- Evidemment bien faire attention aux regards indiscrets qui essayent de voir le code secret de la carte mais surtout essayer de ne pas quitter la carte bancaire des yeux afin d’empêcher qu’une copie de la bande magnétique de celle-ci ne soit effectuée;
- Ne confier sa carte à personne afin d’éviter que les références de celle-ci (numéro de carte, titulaire, date d’expiration, cryptogramme visuel) ne soient recopiées pour ensuite être utilisées pour des commandes via Internet ;
- S’assurer que le lecteur de carte ne soit pas modifié : ( ce risque n’est absolument pas marginal notamment concernant les automates de station service)

Utilisation de la carte bancaire pour régler des commandes via Internet :
- Vérifiez que vous disposez bien de l’adresse postale complète du commerçant. Méfiez-vous des sociétés qui ne vous donnent qu’une boite postale et soyez prudents avec les sociétés domiciliées dans des « paradis fiscaux » ;
- Lisez les conditions générales de vente que vous devez trouver sur le site; n’oubliez pas de lire attentivement toutes les précisions sur le produit et les conditions de vente, y compris les « petits caractères », notamment concernant le délai de livraison, les conditions de retour et de garantie ; On peut toujours rêver
- Eviter de payer directement par virement ou mandat (notamment lors d’achat sur des sites d’enchères). Si tel est le cas, l’utilisation d’une banque nationale est préférable.
- D’une manière générale, n’hésitez pas à poser au téléphone ou par courrier électronique (ce qui vous permet de conserver un écrit) toutes les questions utiles, Ca ne prend que peu de temps lorsque l’on a un doute.
- Conservez toujours une copie imprimée (ou sauvegardée sur votre disque dur) de votre commande, et des principaux points du contrat ;
Peut-on communiquer son numéro de carte bancaire ?
- Ne donnez votre numéro de carte bancaire qu’à un commerçant que vous connaissez et dont vous avez toutes les coordonnées ;
- Ne le faites que dans le cadre d’une procédure sécurisée, qui vous est signifiée par le commerçant, et que vous pourrez reconnaître de deux façons : un petit cadenas fermé ou une clef apparaîtront au bas de votre écran, et le « http » de l’adresse deviendra « https » ; vos coordonnées sont alors cryptées pendant leur transit sur le réseau ;
- Ne donnez jamais votre code confidentiel à quatre chiffres, quel que soit votre interlocuteur, et le prétexte avancé ;
- Une banque ne vous demandera jamais vos références bancaires ou celles de votre carte de crédit par E-mail. Il ne faut en aucun cas répondre à ces E-mails. Certains sites Internet tels que www.hoaxbuster.com mettent régulièrement à jour les méthodes employées par les fraudeurs (notamment par email) et peuvent constituer un bon outil d’information ;
Conseils généraux :
- Outre les recommandations mentionnées ci-dessus, nous vous recommandons une vigilance toute particulière dans le suivi de vos comptes bancaires en prêtant notamment attention aux petites sommes débitées qui pourraient passer inaperçues et qui reviendraient régulièrement.
Un rappel juridique important :
- Contestez par écrit, dans le mois suivant le relevé, auprès de votre banque tout prélèvement anormal n’ayant pas fait l’objet d’un achat réel de votre part. Le banquier est tenu de vous rembourser ;
En cas de litige avec un site français ou de l’Union Européenne
- Vous pouvez vous reporter aux fiches pratiques de la consommation sur le site Internet du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie : http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/consommation/telephone_internet/index.htm. Si le commerçant est établi dans un pays de l’Union Européenne, contactez les organisations de consommateurs ou le Centre Européen des Consommateurs ; enfin, si celui-ci est installé en dehors de l’Union, vous pouvez utiliser le formulaire de réclamation édité par le Réseau International de Contrôle de la Commercialisation de l’OCDE, disponible sur le site http://www.icpen.org/cross.htm
P.
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Posté par P&A le 10 novembre 2009
Entre janvier 2006 et juillet 2009, les chiffres des forces de l’ordre montrent une évolution défavorable des infractions liées aux chèques et carte de crédits. Sur cette période :
Fausse monnaie : – 51,7%
Falsification et usage de chèques volés : +86,5%
Infraction à la législation sur les chèques : -87,1%
Escroqueries et abus de confiance : + 194,2%
Usage frauduleux de carte de crédit : + 262,3% (en moyenne +37,8% par an)
Cyber criminalité internet et autres : + 532,7% (en moyenne : +58,6% par an)
L’augmentation des chiffres des fraudes aux cartes bancaires n’est pas sans rappeler celle de l’usurpation d’identité en France. L’étude du CREDOC de juin 2009 CREDOC – Usurpation d’identité en France a montré que les vols d’identité sont intimement liés à la fraude bancaire puisque plus de la moitié des personnes usupées ont été débitées de leur compte bancaire.


P.
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Posté par P&A le 10 novembre 2009
Le développement accéléré du commerce en ligne pose la question de la parade à apporter face à un nouveau type de criminels sur la toile. En effet, la forte hausse des escroqueries, infractions économiques et financières (EIEF) depuis quatre ans a fait l’objet d’une étude particulière par les services spécialisés dans l’analyse des phénomènes criminels. Il en ressort que les fraudes aux moyens de paiement, tout comme les escroqueries, impactent de façon significative les chiffres de la délinquance. En particulier, la recrudescence des infractions liées à l’utilisation de moyens de paiement électronique et à la généralisation des achats en ligne, oblige l’utilisateur à observer quelques règles de prudence face à une délinquance qui profite généralement sinon de la naïveté de l’usager, du moins du manque d’information dont il pâtit et bénéficie d’une grande diversité de modes d’actions qui rend difficile la protection des usagers.
En bref, les différents types d’utilisation frauduleuse de moyens de paiements électroniques
Le skimming :
Il permet le vol des données de la piste de la carte bancaire au moyen d’une fausse façade (skimmer). Parallèlement, une mini-caméra vous filme en train de composer votre code confidentiel (distributeur automatique de billets, pompe à essence…).
Le phishing ou hameçonnage :
Phishing est un terme anglais qui serait construit sur l’expression password-harvesting-fishing, soit « pêche aux mots de passe ». Cette pratique est destinée à soutirer des informations à des internautes en leur adressant un courriel. Ce dernier usurpe l’identité de banques ou de fournisseurs de services en ligne ou de sites marchands. Abusant de la crédulité des destinataires, les malfaiteurs collectent des données confidentielles. Plus de détails sur le phishing

Le hacking :
Terme générique désignant l’intrusion dans un système ; ici il s’agit d’obtenir de manière frauduleuse des informations bancaires en piratant un site d’achat en ligne par exemple.
Le scam :
Le scam qui signifie ruse en anglais est une pratique frauduleuse de nature différente des trois précédentes puisqu’il ne consiste pas à usurper l’identité de la victime en lui dérobant des informations bancaires confidentielles mais à extorquer des fonds en faisant miroiter aux victimes des sommes d’argent conséquentes. La démarche est simple : L’internaute reçoit un mail qui lui explique qu’il doit aider un individu à récupérer un héritage en utilisant son compte bancaire comme un compte de transit. S’il mord à l’hameçon, il rentre dans un cercle vicieux qui lui coutera quelques centaines d’euros en frais pour des honoraires d’avocat ou encore de frais de douanes virtuels. Pis encore, le scam est aussi le moyen favori des usurpateurs d’identité bancaire pour blanchir l’argent dérobé. Vous trouverez plus de détails sur cette pratique dans cet article :
Quelques chiffres en vrac : Evolution des faits constatés d’escroqueries, d’infractions économiques et financières .
Quelques conseils pour se protéger d’une utilisation frauduleuse des moyens de paiement :
L’article Peut-on donner son numéro de carte bancaire? et de nombreuses autres informations dur le site officiel du ministère de l’Intérieur.
P.
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Posté par P&A le 10 novembre 2009
Une chronique qui synthétise l’état actuel sur le plan pénal de l’usurpation d’identité et qui propose une perspective très intéressante remettant en question le lobby du fichage biométrique pour une approche plus pragmatique et plus mesurée du problème de l’usurpation d’identité.
A.
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Posté par P&A le 10 novembre 2009
Suite à la perte de sa carte d’identité une Lyonnaise se fait usurper son identité. Aujourd’hui elle ne peut ni ouvrir une ligne téléphonique ni souscrire à un crédit.
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Usurpation d’identité et disques durs
Posté par P&A le 10 novembre 2009
Vous vous apprêtez à vous débarrasser de votre vieil ordinateur pour en acheter un neuf ? Alors bien entendu, vous avez soigneusement fait le transfert de vos précieuses données sur un disque dur externe afin de les intégrer au nouvel ordinateur; vous avez également formaté votre ancien ordinateur pour effacer toutes les traces de vos activités passées, tous vos fichiers personnels etc… et vous décidez de le « jeter à la poubelle ».
STOP !! NE JETEZ RIEN !!
Rappelez-vous qu’il faut réfléchir à deux fois avant de se débarrasser d’objets qui ont contenu ou qui contiennent des données personnelles ! Et l’ordinateur ou le disque dur externe n’échappe pas à la règle, bien au contraire !
Au cours de la vie d’un ordinateur, vous allez créer de nombreux fichiers, installer de nombreux programmes et en supprimer tout autant. Or lorsque que vous placez un document à la corbeille, qu’il s’agisse d’une photo, d’un fichier texte etc… celui-ci n’est pas physiquement supprimé du disque dur . En effet, le document effacé est toujours récupérable par de nombreux moyens et ce, même après un formatage du disque dur !! On trouve en effet sur internet de nombreux logiciels de récupération de fichiers supprimés alors méfiance lorsque votre ordinateur a contenu par le passé des informations sensibles.
Un petit conseil donc pour se protéger de ce danger. Lorsque vous souhaitez supprimer un fichier de manière radicale, il vous faudra employer la plupart du temps un logiciel spécialisé. Je ne vais pas faire de publicité pour un en particulier mais faites une recherche du type « supprimer définitivement un fichier » et vous trouverez votre bonheur. Par ailleurs, si vous souhaitez avoir la conscience tranquille en vous séparant de votre vieil ordinateur, un simple formatage ne suffira pas ! Il faut procéder à ce qu’on appelle un formatage de bas niveau par opposition au formatage de haut-niveau qui est celui le plus souvent pratiqué par le commun des mortels. Pour en savoir plus à ce sujet, je vous conseille cet article
http://www.linternaute.com/hightech/maquestion/hardware/formatage.shtml qui explique précisément la différence entre ces deux formatages.
Enfin, pour les puristes, même un formatage de bas niveau laisse des traces indélébiles sur le disque dur qui restent récupérables. Une petite anecdote, les gendarmes de l’IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale), http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/fre/sites/Gendarmerie/Presentation/PJ/PJ/Police-scientifique-IRCGN possèdent des techniques permettant de récupérer, notamment par résonance magnétique, des informations sur des disques durs en partie détruits ou même brûlés. Donc pour une sécurité maximale, « plantez un clou » dans votre disque dur, ou simplement gardez-le chez vous !
A.
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